Nox Borealis

installation musicale et visuelle


Conception générale: Jean-Baptiste Barrière

Musique: Kaija Saariaho

Réalisation de la partie électronique:Jean-Baptiste Barrière

Ensemble Avanti!, direction Hannu Lintu

Conception de la partie visuelle: Jean-Baptiste Barrière

Réalisation des images: François Galard

Production: Cartes/Institut finlandais/Image Auditive

 

"Nox Borealis" est une installation musicale et visuelle qui trouve son inspiration dans deux sources très différentes: l'une musicale, la pièce "Lichtbogen" de Kaija Saariaho, l'autre sonore, les enregistrements acoustiques réalisés pendant des aurores boréales par le professeur Unto K. Laine (Université de Technologie de Helsinki, Laboratoire d'acoustique et de traitement du signal).


"Lichtbogen", arches de lumière en allemand (1986), est une pièce pour ensemble instrumental (9 musiciens) et électronique, que Kaija Saariaho a composée après un voyage, en 1985, au-delà du cercle polaire, où elle a pu assister avec Jean-Baptiste Barrière, au spectacle magique et énigmatique des aurores boréales se déployant dans le ciel.


Les documents sonores de Unto K. Laine, que Saariaho et Barrière ont pu écouter et étudier, sont les supports de recherches pour tenter d'analyser et de comprendre ces phénomènes naturels dans l'environnement riche et complexe de la nuit boréale.


Ces deux sources d’inspiration, comme deux "visions" des aurores boréales, se révèlent aux deux extrêmes: l'une subjective, qui n'essaie pas de décrire ces phénomènes mais s'en inspire comme point de départ de l'écriture musicale, l'autre qui se veut objective, et tente de la décrire au plus près, mais demande néanmoins interprétation.


Pour "Nox Borealis",  à partir d’un enregistrement multipistes en studio de Lichbogen, qu’ils ont remixé, traité et spatialisé sur huit pistes autour du public, Kaija Saariaho et Jean-Baptiste Barrière ont imaginé une dimension visuelle, avec des images abstraites de synthèse.


Celles-ci sont inspirées par la musique comme par les aurores boréales elles-mêmes, et projetées en l’air, les spectateurs étant alongés confortablement par terre, afin, autant que possible, d’immerger le public dans une situation évoquant celle des spectacteurs de ces phénomènes, étendus dans la neige et scrutant les larges mouvements de lumière qui sillonent les ciels d'hiver nordiques.


Partant de cette réflexion sur les aurores boréales et de l’analyse des formes musicales et plus particulièrement des timbres dans “Lichtbogen”, cette partie visuelle esquisse ainsi un chantier spéculatif sur l’exploration des relations croisées de la musique et de l’image, à travers une exploration de la lumière et de la couleur.

 


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